AMX 30 AUF1, French Self Propelled Gun. MENG, 1/35, ref TS-004. Plastique injecté et photodécoupe. Revue en 4 partie. 1ère partie.

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AMX 30 AUF1, French Self Propelled Gun. MENG, 1/35, ref TS-004. Plastique injecté et photodécoupe. Revue en 4 partie. 1ère partie.

Message  Jacques le Ven 10 Mai 2013 - 1:58

Suite logique à son très bel AMX 30B, MENG Model nous propose donc un AuF1. Dans le global, MENG Model a bien travaillé, mais le fabricant a opté pour un choix de version pour le moins équivoque et plutôt rare, sans compter que la version choisie n’a connu aucun emploi opérationnel, elle est donc d’un intérêt plus que relatif. Néanmoins, au niveau détail, on est plutôt gâté. La tourelle est très détaillée et le châssis prend bien en compte les différences structurelles propres aux AuF1 du type "T" et "TM" (les différentes versions d’AuF1 font l’objet d’une partie particulière à cette revue). La revue proprement dite du kit MENG Model sera la première partie et se décline en 59 photos et scans.

D’autres parties sont également mises en ligne et qui sont :
- 2e partie : étude comparative entre les tourelles MENG Model et Heller ;
- 3e partie : étude expliquant les différentes versions des AuF1 mis en service dans l’armée française (détails clés/marquants extérieurs et intérieurs) ;
- 4e partie : les erreurs du kit MENG Model.


1/. Boxart :


Très soigné, comme de coutume avec ce fabricant...

2/. Les grappes:


































































































3/. La photodécoupe:






4/. La planche de décals:


Bien imprimée (sans gribouillis dans la réalité, bien entendu), elle est d’un intérêt limitée. Il manque des motifs et d’autres sont inutilisables avec les chenilles proposées (voir la 4e partie de cette revue).


5/. Le profil couleur:


Il est toujours utile d’en bénéficier. Néanmoins, ce profil est faux si on le compare aux profils de mise en peinture officiels (voir aussi la 4e partie de cette revue).


6/. La notice de montage (quelques pages seulement):














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Dernière édition par Jacques le Ven 10 Mai 2013 - 2:03, édité 1 fois
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AMX 30 AUF1, French Self Propelled Gun, 1/35. MENG, ref TS-004. Plastique injecté et photodécoupe. Revue en 4 partie. 2ème partie.

Message  Jacques le Ven 10 Mai 2013 - 2:01

Cette deuxième partie est une simple comparaison entre la tourelle MENG Model et Heller (jusqu’alors le seul fabricant à avoir proposé un AuF1 au 1/35e). Je n’ai pas jugé utile de comparer les châssis, en effet, Heller s’était contenté à l’époque de la sortie de son kit (début des années 80) de reprendre son châssis d’AMX 30B, et donc aucune spécificité de l’AuF1 n’avait été prise en compte…














On note une différence de taille entre la tourelle Heller et celle de MENG Model...








Cette comparaison des deux tourelles met en évidence que la tourelle Heller est plus volumineuse que celle proposée par MENG Model. J’ai donc sorti le pied à coulisse et pris une cote facile à vérifier : la largeur (prise par rapport aux pans latéraux). Le constat est sans appel, la tourelle Heller à une largeur quasi parfaite (avec un léger surdimensionnement de 0,03mm, pas mal pour un kit de plus de 30 ans !), celle de MENG Model est sous dimensionnée de 2,67mm.



Cette photo montre la nuque arrière de la tourelle. La largeur est de 3,03m (donnée vérifiée par mesure et sur guide technique). Au 1/35e, cela donne 86,57mm.




Mesure faite sur les pièces Heller et MENG Model. La tourelle MENG Model a une largeur sous dimensionnée.


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AMX 30 AUF1, French Self Propelled Gun. MENG, 1/35, ref TS-004. Plastique injecté et photodécoupe. Revue en 4 partie. 3ème partie.

Message  Jacques le Ven 10 Mai 2013 - 2:05

Préambule :

Cette troisième partie de l’analyse du kit MENG Model est destinée à aider les maquettistes à s’y retrouver sur les différents modèles d’AuF1 mis en service dans l’armée française. De plus, elle permettra de mieux comprendre les erreurs faites par MENG Model.  Avant de vous livrer cette petite étude, il me fallait au préalable vérifier mes bouquins (principalement des MATs), rechercher quelques infos, en recouper d’autres, actionner quelques sonnettes, et surtout refaire des photos pour deux bonnes raisons : premièrement, j’avais deux DVD-R HS, comme par hasard ceux contenant quasiment toutes mes photos des différents modèles d’AuF1, deuxièmement, je n’aime pas travailler avec des photos qui ne sont pas à moi (ça évite les prises de têtes avec quelques esprits chagrins…).

1. Quelques rappels historiques:

L’AMX 13 155 AMF3 est souvent considérée dès son entrée en service, et à juste titre, comme un matériel transitoire, une solution palliative en attendant mieux… L’artillerie française cherchait depuis longtemps une pièce automotrice sous tourelle tous azimuts à grande cadence de tir et à protection NBC intégrale, mais que faute de crédits suffisants, elle ne pouvait se voir offrir... Indirectement, la place de plus en plus proéminente de l’électronique et l’amélioration très sensible des radars de contre batterie sont les motivations qui ont conduit la France à se doter enfin d’un système d’artillerie aussi remarquable (j’insiste bien sur le terme de "système", on y reviendra..). C’est donc bien dans cet esprit que les ingénieurs français se sont lancés dans la conception de l’AuF1. Le résultat présente pour son époque de très importantes innovations et dont les plus marquantes sont :
- La pièce est équipée d’un système de chargement entièrement automatique permettant l’arrivée des munitions et des charges, quelque soit l’angle de tir (de -4 à +66°) et surtout une très forte cadence de tir (6 coups en 45 secondes, et pas une minute comme on peut parfois le lire sur certains sites) ;
- Les charges sont placées dans une douille auto combustible, qui de par sa conception même évite aux équipages de se préoccuper des déchets de tir, car se volatilisant au départ même de l’obus... Cette conception concoure également à la grande cadence de tir de la pièce ;
- L’armement principal, un canon de 155mm de 39 calibres, est placé sous tourelle entièrement close, ce qui garantit à ceux qui servent l’engin une protection contre "la ferraille du champ de bataille" et surtout une véritable protection NBC. Le canon permet des tirs jusqu’à 28 kilomètres de portée (avec certaines munitions sous certains agencements et dans certaines conditions) avec une excellente précision d’arrivée des coups sur objectifs.
- La tourelle est placée sur un châssis d’AMX 30, autorisant une souplesse de déplacement correcte…
- Enfin, et surtout, avec l’AuF1, l’artillerie française se dote d’un véritable système d’arme : le système ATILA (Automatisation des TIrs et des Liaisons de l’Artillerie). ATILA ne peut être considéré comme un des ancêtres de la NEB, la fameuse Numérisation de l’Espace de Bataille, mais comme une sorte de pionnier, d’avant-gardiste, car mine de rien, avec ses quelques kilo-octets de mémoire du début des années 1980, ce système permettait de faire tirer un régiment de 32 pièces simultanément, de gérer de la messagerie, de faire manœuvrer les unités sur le terrain, de faire de la logistique et du renseignement… Je ferais volontairement simple, en artillerie tout devient extrêmement technique au point de devenir rapidement ésotérique aux profanes : ATILA "dématérialisait" les demandes de tirs des observateurs avancés pour les transformer en données de tir aux pièces en transitant via l’un des deux PC régimentaires et de batteries de tir (ce noyautage permettait la continuité des tirs et de la manœuvre, même si un PC disparaissait, car il était possible de basculer un PC de batterie en PC régimentaire…)… Une autre composante du système ATILA reposait également sur l’AMX 10 VOA (Véhicule d’Observation d’Artillerie), matériel contemporain de l’AuF1… Puisque le canon et "ceux qui tirent" est attaché à un système, il fallait bien que "ceux qui voient pour faire tirer" le soient également…
ATILA a été remplacé au début des années 2000 par le système "ATLAS-Canon" (ATLAS : Automatisation des Tirs et des Liaisons de l’Artillerie Sol-sol). ATLAS, plus moderne, fait tout ce qu’ATILA pouvait faire, en mieux, en plus rapide, avec de la cartographie, du traçage de zones (couloirs des aéronefs, zone de danger NBC, zone d’effort de feu, lignes de coordination, etc.) et en couleurs ! Ce système propose systématiquement les solutions de tir les plus optimum et peut coupler directement un observateur aux pièces d’une section par le tir dit "en mode automatique" (dans ce mode, l’observateur envoie sa demande tir qui arrive directement sur le Calculateur de Pièce, CALP, dans l’AuF1 (du type "TA", car avec des AuF1 "H" ou "T", il faut passer par le PC de section au minimum). Entre l’envoi de la demande et le départ du premier obus, il s’écoule grosso-modo moins d’une minute). L’avantage des systèmes ATILA, puis ATLAS, c’est qu’ils permettent le tir simultané de toutes les pièces mais qu’ils peuvent aussi gérer du cas par cas. Petit calcul, 32 canons tirant une salve de 6 coups en 45 secondes chacun, cela vous donne plus de 8t de fonte aciérée et de Tolite qui sont sur trajectoires… Il ne vaut mieux pas être dessous lorsque cela tombe... Le couple AuF1 / ATILA donna l’artillerie française un avantage sans équivalent pendant presque deux décennies. Dépassé un temps par d’autres systèmes (logique, car arrivés bien après), l’arrivée d’ATLAS remis les pendules à l’heure et permet de replacer l’artillerie française dans le peloton de tête (quand elle n’est pas tout bonnement la première). Amélioré et modernisé en permanence, ATLAS concoure à l’y faire rester.


2. Les différents modèles d’AuF1:

Sans entrer dans "l’ultra détail" (et j’insiste bien sur ce point), on peut distinguer 5 modèles d’AuF1 pour le seul compte de l’armée française (les différents prototypes exclus bien sûr) et qui sont :
- L’AuF1 "Expérimental". Il s’agit en fait des 6 exemplaires de pré-série construits et expérimentés en corps de troupe (1979), cette version est quasi définitive par rapport à la version de série, et se distingue par un évacuateur de fumée sur le canon, du moins pour un exemplaire sur les six (et donc l’absence de la tape d’aération sur le côté avant-droit de la tourelle). A priori, ces six pièces ont été mises au standard "H" dès la mise en service de l’AuF1 et versées dans les corps ;
- L’AuF1 "H". La dénomination "H" n’est en fait apparue qu’avec l’arrivée du "T" afin de distinguer les deux modèles, jusqu’alors, on disait tout simplement "AuF1" pour "canon de 155 Automoteur Modèle F1". L’AuF1 "H" est équipé d’un Groupe Auxiliaire de Puissance (GAP) à moteur Citroën ;
- L’AuF1 "T", ou "CTI", CTI pour Conduite de Tir Inertielle. Cette version est équipée d’un gyroscope et d’un navigateur tout aussi précis que le GPS, mais sans être sous la coupe du bon vouloir des Américains. Le GAP est du type micro turbine de marque Gévaudan. Extérieurement parlant, un seul détail distingue un "H" d’un "T" toutes tapes fermées, la plaque de recouvrement du GAP qui dans le cas de cette version a un bombage sur le capot et un volumineux déflecteur latéral ;
- L’AuF1 "TM", ou "T-Modex", ("MODEX" pour "MODule EXpérimental"). Construit à 24 exemplaires (et pas 5 ou 6 comme je le pensais… Comme quoi il faut bien croiser les infos glanées…), cette version servit à expérimenter l’implantation du système ATLAS dans la tourelle. Le 40e RA fut le seul utilisateur)...
- L’AuF1 "TA" pour "Tourelle ATLAS". L’AuF1 "TA" est construit sur un châssis d’AMX 30B2 renforcé et motorisé avec un Renault-Mack E9. Ce moteur nécessitant plus de place en hauteur que l’Hispano-Suiza HS 110 d’origine, la tourelle a été surélevée en conséquence afin que les équerres de renfort sous le plancher ne viennent frotter sur le haut de caisse. La tourelle repose alors sur un anneau de 12cm de hauteur. L’AuF1 "TA" n’a pas de GAP, à la place, il existe un système de batteries "tampons" fournissant l’énergie nécessaire au service de la pièce à l’arrêt, moteur coupé.

Rappelons pour mémoire que le successeur de l’AuF1 devait être l’AuF2 avec un canon de 52 calibres (contre 39 calibres pour l’AuF1) et bien d’autres nouveautés, en particulier un système de façonnage des charges modulables à la demande… Peu d’information ont "transpiré" sur ce matériel qui était bien en développement chez GIAT Industries, et donc voici deux vues "de synthèse"…






3. Les chenilles utilisées sur les différents types d’AuF1:

Ce tableau récapitule les types de chenilles que l’on peut rencontrer sur les différentes versions d’AuF1. L’AuF1 a suivit les mêmes évolutions dans ce domaine que les autres matériels sur châssis AMX 30…




4.Les "mythes et légendes" autour de l’AuF1…

a). Canon automoteur (Self Propelled Gun, SPG) ou obusier automoteur (Self Propelled Howitzer, SPH) ?

Pour répondre à cette question, il faut déjà comprendre la différence qu’il y a entre un canon et un obusier. A l’origine, les choses sont d’une telle simplicité que cela en est presque risible… En effet, un obusier tire des obus, un canon tire des boulets (plus simple, c’est difficile !). L’origine de l’obus remonte à la première moitié du 17e siècle (aux alentours de 1640), mais très vite la différenciation entre les deux types de pièces d’artillerie va devenir très difficile à faire… C’est en fait la résultante de plusieurs innovations techniques aux nombres desquelles on peut dénombrer le passage progressif à un projectile unique, l’obus, plus intéressant que le simple boulet, car permettant de tirer plus loin et avec plus de précision, mais aussi l’amélioration des poudres et de la qualité des pièces construite (qualité des métaux, tubes rayés), de la généralisation du chargement par la culasse et non plus par la bouche, etc. Mais c’est principalement l’usage de ces pièces qui vont les différencier : le canon fait du tir direct, l’obusier du tir indirect, c'est-à-dire que le canon tire sous des angles de 0 à 45°, l’obusier de 45 à 75°, et au-delà des 75°, il s’agit des mortiers… Ces critères seront ceux utilisés au 19e siècle, mais au 20e siècle, tout est remis en question. Les canons se mettent à tirer de plus en plus à des angles supérieurs à 45°. On choisit donc un nouveau critère : la longueur rayée du tube et on impose une valeur étalon admise communément, établie à 20 calibres de partie rayée. Donc, inférieur à 20 calibres de partie rayée, c’est un obusier (ce chiffre est de 25 calibres pour les seuls Etats-Unis), et supérieur à 20 calibres de partie rayée (même chose, supérieur à 25 calibres pour les seuls USA), c’est un canon. Le canon de 155mm équipant l’AuF1 à une pièce de 39 calibres, C’EST DONC UN CANON !!! Et donc un "Self Propelled Gun / SPG", la mention présente sur le boitage MENG Model de "Self Propelled Howitzer /SPH", relayée par ailleurs dans nombreux forums, en particulier anglophones, est donc totalement farfelue (pour un artilleur, c’est même une hérésie)… A ce sujet, quand on lit les critiques/présentation du kit MENG Model dans la presse spécialisée française, il y a des choses qui font froid dans le dos et qui confirment l’adage que "nul n’est prophète en son pays ! "…

Petite mise au point : en matière d’armement de gros calibre (supérieur ou égal à 20mm), il est de coutume d’exprimer la longueur du tube en "calibres", c'est-à-dire que l’on multiplie le calibre de l’arme par un chiffre donnant la longueur totale. Petit exemple avec notre AuF1 national de 39 calibres cela donne : 39X155=6045mm.


b). AMX 30 155 GCT / AMX 30 AuF1?

Il est facile de répondre à cette question dès que l’on a compris "qui est quoi ? " et "qui fait quoi ? ". Les choses sont en fait assez simple, la dénomination de l’AuF1 est la suivante : "Canon de 155 Automoteur Modèle F1 (CN 155 AUF1) " sur châssis AMX 30. Notre AuF1 est équipé d’un canon de 39 calibres à Grande Cadence de Tir (GCT), car associée à un système de chargement automatique. En résumé, "GCT " c’est pour le canon associé au système de chargement, l’ensemble donne un automoteur complet, donc "AuF1". Le caractère "GCT" de l’ensemble, révolutionnaire à sa sortie, a souvent poussé le fabricant, GIAT Industries, à placer en avant cette qualité de l’AuF1 comme un argument majeur en termes de promotion commerciale, ainsi, sur cette plaquette en langue anglaise, l’appellation de "GCT" fait les gros titres…





5. Explication photos:

5.1. Les détails extérieurs:

Je me limiterais ici aux détails les plus remarquables, les "clés d’indentification",  et qui déterminent sans ambiguïté les différentes versions.


5.1.1. AuF1 expérimental:

Les photos des AuF1 "expérimentaux" sont plutôt rares. Globalement, l’engin a déjà les formes générales de ce qui sera la version de série et dénommée ultérieurement "H" avec l’arrivée du modèle "T". Les détails les plus marquants sont l’évacuateur de fumée sur le canon (pour un des six exemplaires), et l’absence de tape d’aération sur la tourelle à l’avant droit (à priori, une caractéristique des 6 pièces expérimentales construites).



Sur cette photo, on discerne bien le manchon évacuateur de fumée sur le canon.



Sur cette photo dégotée sur EBay lors de me petites recherches quotidienne, on distingue :
En A, le manchon évacuateur de fumée, en B, le MIRADOP (Mini Radar DOPler, un appareil destiné à mesurer la vitesse de l’obus en sortie de bouche), en C, la plaque de protection et de recouvrement du GAP, elle est plate, avec trois renfort en forme de "U ", on rencontre aussi un modèle de plaque avec un 4e renfort, ce qui donne une forme de "N" ou de "Z" suivant l’angle avec lequel on regarde cette plaque. Enfin, en D, le GAP.



Sur cette troisième vue, on distingue bien le manchon (encadré en jaune) et l’absence de tape d’aération latérale sur la tourelle (encadré en vert).


5.1.2. AuF1 Type "H":


En 1, la goulotte d’évacuation des gaz d’échappement du GAP. En 2 les deux plaques de recouvrement placées alignées à l’avant du châssis. En 3, les phares carénés et typiques aux AuF1 "H", "T" et "TM". En 4, la plaque de recouvrement et de protection typique à l’AuF1 H (et aussi du modèle "expérimental") du GAP.



Détail de la plaque de recouvrement et de protection du GAP (encadrée en orange), avec renforts e forme de "U".


Détail de la plaque de recouvrement et de protection du GAP (encadrée en orange), avec renforts en "N" ou "Z" selon l’angle de vue.


Détail de la goulotte d’évacuation des gaz d’échappement du GAP (encadrée en orange).


En 1, les protections d’un des deux pots d’échappement et dont la partie supérieure est parfaitement plate et pleine (comme sur tous les AuF1 "H", "T" et "TM"). En 2, l’emplacement des deux supports porte-jerrycans, en 3, support de l’appareil de décontamination (2,5 litres), en 4, le crochet de remorquage, en 5 le boitier téléphonique de forme parallélépipédique et typique aux AuF1 "H", "T" et "TM" (ce boitier avait cette forme, car il contenait un téléphone (en bas) et une DR8 (bobine de câble téléphonique avec dérouleuse, en haut).


Détail de la grille de ventilation moteur.


5.1.3. AuF1 Type "T" (ou "CTI"):


En 1, la plaque de recouvrement et de protection typique à l’AuF1 T du GAP avec son bossage caractéristique (à gauche, on distingue le déflecteur). En 2, les deux plaques de recouvrement placées alignées à l’avant du châssis. En 3, les phares carénés et typiques aux AuF1 "H", "T" et "TM".


Détail de la plaque de GAP "micro-turbine".


En 1, l’emplacement des deux supports porte-jerrycans, en 2, support de l’appareil de décontamination (2,5 litres), en 3, crochet de remorquage, en 4 le boitier téléphonique de forme parallélépipédique et typique aux AuF1 "H", "T" et "TM", enfin en 5, la plaque supérieure de protection d’un des deux pots d’échappement qui est parfaitement plate et pleine (comme sur les AuF1 "H", "T" et "TM").


Détail de la grille de ventilation moteur.


5.1.4. AuF1 Type "TM" (ou "T-Modex"):


En 1, la plaque de recouvrement et de protection du GAP avec son bossage caractéristique (identique à celui de l’AuF1 "T"), en 2, à gauche, le déflecteur. En 3, les deux plaques de recouvrement placées alignées à l’avant du châssis. En 4, les phares carénés et typiques aux AuF1 "H", "T" et "TM".


Détail caractéristique aux AuF1 "TM", puis "TA", un second plot d’antenne (destinée à la Transmission Automatique de Données, TAD, afin d’alimenter le système ATLAS) est situé à l’aplomb du kiosque du chef de pièce (donc, côté droit dans le sens de marche).


En 1, le plot d’antenne originel (sur les AuF1 "H" et "T", il n’y a qu’une seule antenne). Ce plot n’est plus utilisé sur les AuF1 "TM" (et "TA") et est occulté par une plaque ronde et boulonnée. En 2, le nouvel emplacement (antenne destinée aux transmissions phoniques). Cette configuration est typique aux AuF1 "TM" et "TA" (avec la deuxième antenne située à l’aplomb du kiosque chef de pièce comme expliqué à la photo précédente).


Emplacement du branchement/raccordement du câble du cinémomètre (typique aux AuF1 "TM" et "TA").


En 1, l’emplacement des deux supports porte-jerrycans, en 2, support de l’appareil de décontamination (2,5 litres), en 3, crochet de remorquage, en 4 le boitier téléphonique de forme parallélépipédique et typique aux AuF1 "H", "T" et "TM" (ici absent), enfin en 5, la plaque supérieure de protection d’un des deux pots d’échappement qui est parfaitement plate et pleine (comme sur les AuF1 "H", "T" et "TM").


Détail de la grille de ventilation moteur.


5.1.5. AuF1 Type "TA":


En 1, les plaques de recouvrement, placées comme sur les AMX 30B ou B2 de cavalerie (pour cause d’absence de GAP sur la version "TA"), en 2, les phares, identiques aux chars de bataille (pas de carénage) en 3, l’emplacement du branchement/raccordement du câble du cinémomètre, ici visible (typique aux AuF1 "TM" et "TA"). On note de même la présence du support et de la "cage" de protection de ce même cinémomètre sur le berceau du canon.


Disposition des plots d’antenne. En 1, celui pour la TAD, en 2, celui pour la radio/phonie, en 3, le plot d’origine qui n’est plus utilisé.


En 1, le boitier téléphonique, du modèle "cavalerie". En 2, les supports jerrycans, dans la configuration identique à celle des AMX 30B2.


Détail de la plaque supérieure de protection d’un des deux pots d’échappement qui a cette forme en ligne brisée et typique aux seuls AuF1 "TA".


Détail de la grille de ventilation moteur. Identique aux AuF1 "H", "T" et "TM", elle est renforcée avec du grillage à maille carré.


Cette vue montre la différence de hauteur entre la tourelle et la caisse. C’est un détail propre aux seuls AuF1 "TA".



5.2. Les détails intérieurs:

Pour cette partie, je me suis limité volontairement à la tourelle. Je me suis aidé de quelques schémas techniques afin de donner un "panorama" de ce qui est visible à l’œil nu (les photos en champ large sont assez difficiles à faire dans des espaces aussi exigus)…


5.2.1. AuF1 expérimental:

Je ne possède aucune vue, photo, dessin ou schéma concernant les aménagements intérieurs de la version "expérimentale". Néanmoins, en l’état de mes investigations, il est plus que probable que ces derniers étaient très proches de ceux d’un AuF1 "H"…


5.2.2. AuF1 Type "H":
a). Côté Radio-Artificier-Chargeur (RAC):


Encadré en orange : pupitre de commande de chargement.
Encadré en vert : poste radio (type ER 205B / VP11) et ses boitiers.
Encadré en rouge : pupitre téléaffichage Radio-Artificier-Chargeur (RAC), système ATILA.


Ci-dessous, quelques photos des véritables éléments…








b). Côté chef de pièce & pointeur :


Encadré en orange : pupitre chef de pièce.
Encadré en bleu fluo : pupitre téléaffichage chef (système ATILA).
Encadré en vert : répétiteurs de site et de gisement (site à droite, gisement à gauche).
Encadré en vert fluo : conduite de tir (goniomètre optomécanique).
Encadré en rouge : pupitre-chef pointeur.

Ci-dessous, quelques photos des véritables éléments…












5.2.3. AuF1 Type "T" (ou "CTI"):
a). Côté Radio-Artificier-Chargeur (RAC):


Encadré en orange : pupitre de commande de chargement.
Encadré en vert : poste radio (type ER 205B / VP11) et ses boitiers.
Encadré en rouge : pupitre téléaffichage Radio-Artificier-Chargeur (RAC), système ATILA.

Ci-dessous, quelques photos des véritables éléments…






Détail du pupitre de commande de chargement, ce modèle, différent que celui utilisé sur le type "H", restera le même sur les "T", "TM" et "TA".



Ce schéma montre une sorte de gros plan quant au montage du poste radio et de ses boitiers. Ce montage est commun aux AuF1 "H" et "T".


b). Côté chef de pièce & pointeur :


Encadré en orange : pupitre chef de pièce.
Encadré en bleu fluo : pupitre téléaffichage chef (système ATILA).
Encadré en vert : répétiteurs de site et de gisement (site à droite, gisement à gauche).
Encadré en vert fluo : conduite de tir (goniomètre optomécanique).
Encadré en rouge : pupitre-chef pointeur.
Encadré en bleu foncé : pupitre téléaffichage pointeur (système ATILA), juste au dessus se trouve la lunette de tir directe.
Encadré en violet : unité de contrôle et de visualisation (système de navigation).

Ci-dessous, quelques photos des véritables éléments…








Entourées en violet, les emplacements de fixation du pupitre du téléaffichage chef (absent de la photo).




5.2.4. AuF1 Type "TM" (ou "T-Modex"):

Je n’ai pas de vues "techniques" à vous proposer pour cette version, mais uniquement quelques photos… Considérant que les "TM" étaient des "T" "ATLAS-isés", ils avaient déjà les caractéristiques internes des "TA"… Ce matériel n’étant plus en service depuis longtemps, le peu qu’il est possible de voir sont des traces de "l’ATLAS-isation"…

Quelques photos cependant…

a). Côté Radio-Artificier-Chargeur (RAC):




Ces photos nous montrent les supports type "PR4G" (ER 315B), preuve de l’implantation du système ATLAS en tourelle.


b). Côté chef de pièce & pointeur :


Petit aparté, en violet, le siège du pointeur, un détail totalement oublié par MENG Model…


Sur cette vue, et également encadré en violet, le support du poste chef de pièce, vestige de la mise en place du système ATLAS…


5.2.5. AuF1 Type "TA":
a). Côté Radio-Artificier-Chargeur (RAC):


Encadré en orange : pupitre de commande de chargement.
Encadré en vert : postes radios (type ER 315B), en haut, celui pour les liaisons phoniques, en bas, celui pour la transmission automatique de données (TAD).
Encadré en rose : panneau artificier.

Ci-dessous, quelques photos des véritables éléments…






Sur cette vue, le pupitre de commande de chargement est occulté par un volet dédié à cet effet (c'est fait afin de réduire la luminosité, en particulier de nuit). La pièce présente dans le kit MENG Model, pièce "L31", est sous cette forme...


Le même pupitre, volet ouvert...





Un schéma de détail du montage des postes radios type PR4G (propres à la version "TA", mais également "TM".


b). Côté chef de pièce & pointeur :


Encadré en orange : pupitre chef de pièce.
Encadré en bleu fluo : poste chef de pièce (système ATLAS).
Encadré en vert : répétiteurs de site et de gisement (site à droite, gisement à gauche).
Encadré en vert fluo : conduite de tir (goniomètre optomécanique).
Encadré en rouge : pupitre-chef pointeur.
Encadré en bleu foncé : panneau, juste au dessus se trouve la lunette de tir directe.
Encadré en violet : unité de contrôle et de visualisation (système de navigation).

Ci-dessous, quelques photos des véritables éléments…















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(A SUIVRE POUR LA 4e PARTIE).
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Message  Jacques le Lun 27 Mai 2013 - 5:29

Confusion des genres, certainement consécutive à une médiocre interprétation de la documentation, en particulier iconographique qui traine sur le Net (poster des photos, c’est bien, savoir de quoi l’on parle c’est quand même bien mieux…), le kit produit par Meng Model fourmille de petits défauts, au point même de voir des interprétations confuses sur la notice de montage… Certaines erreurs peuvent passer, d’autres seront beaucoup plus difficiles à réparer...


1. Analyse de la feuille de décals:



Ce scan de la planche de décals met en évidence une nouvelle fois une analyse "historique" pour le moins "bâclée" par MENG Model. En effet, dans l’état des pièces présentes dans la boite, la majeure partie des motifs proposées sont inutilisables avec les chenilles proposées, car lors de l’emploi des AuF1 "T" (ou CTI) du 40e RA en ex-Yougoslavie (IFOR), les huit pièces engagées étaient toutes équipées de chenilles à connecteurs. Cette information est pourtant bien arrivée aux oreilles de MENG Model, puisque à l’origine le boxart montrait bien des marquages "IFOR", alors que le boitage du kit mis en vente n’en fait plus mention… Mais sans doute pressé par le temps, les décals très certainement déjà imprimés, MENG Model n’a sans doute pas jugé utile de modifier quoique ce soit… Du coup, les marquages "IFOR" (encadrés en rouge), ne sont pas utilisables…

L’immatriculation "68040082", encadrée en mauve, est complètement farfelue (cela signifierait que la pièce ait été construite en 1980, soit environ une bonne dizaine d’année avant l’entrée en service de l’AuF1 "T"… Certes, on pourrait penser que cette pièce est un ancien type "H" qui serait passé au standard "T", mais je sais qu’il existait une AuF1 immatriculé "69040082" (année de fabrication = 1990, ce qui est plus que plausible pour un "T"), baptisé "BADONVILLER" et qui elle a participé aux opérations en ex-Yougoslavie (on trouve effectivement sur le Net cet automoteur avec cette erreur d’immatriculation, et ça commence déjà sur la page Wikipédia, sans doute due au fait que l’une des pates des plaques de recouvrement située à l’avant du glacis, recouvre, ou masque, partiellement le numéro d’immatriculation…)… L’immatriculation "69040073" correspond à l’AuF1 baptisé "MONT IGMAN 1995" (encadré en bleu). Je ne saurais dire s’il s’agit d’une pièce ayant participé à l’affaire d’Igman et rebaptisée ensuite… Toujours est-il que les seules photos que j’ai pu voir en faisant quelques recherches, montrent que cette pièce étaient aux standards "TM"… De plus dans l’état actuel de mes recherches sur les huit AuF1 engagés en 1995, il n’y a pas de pièce immatriculée "69040073", il n’y a d’ailleurs aucun AuF1 immatriculé "69040088" (encadré en vert foncé)…

L’utilisation de la plaque OTAN (encadrée en orange) est aussi plus que sujette à caution. Le 40e RA, lors de son engagement en ex-Yougoslavie appartenait à la 2e Division Blindée (2e DB), et pas encore à la 1ère Brigade Mécanisée (1ère BM), grande unité qu’il n’a rejoint qu’à partir du 1er juillet 1999 (Igman, c’est en 1995 !) pour ensuite la quitter et revenir à la 2e Brigade Blindée, grande unité à laquelle le premier régiment de l’arme appartient encore de nos jours… Autres petits détails très dommages, MENG Model ne fournit aucun autre nom de baptême (hormis le "MONT IGMAN 1995" bien sûr), or, tous les AuF1 en avait un… A noter aussi l’absence des logos "Armée de Terre" sur les flancs de la tourelle et du disque de classe de pont (classe 49)… Autre petite bricole, il existe au moins une photo du "REIMS" le montrant lors de son débarquement sur le territoire de l’ex-Yougoslavie avec le logo "2e DB" sur le coté droit de la tourelle dans le sens du tir… Ce logo n’apparait plus lors de l’engagement… Il faut enfin signaler que les marquages ont évolué sur place, en effet, aux marquages "IFOR", se sont ensuite ajoutés sur les tourelles des chevrons pointes vers le haut…


Pour les amateurs de précisions historiques, je vous livre dans l’état mes "investigations" sur les 8 AuF1 du 40e RA  ayant participé à l’opération "Hermine" (1995). Il reste encore des zones d’ombre et des confirmations à apporter, car il est assez difficile de croiser les informations quelques 18 ans après les faits… Néanmoins, et dans l’immédiat, voici mes résultats (immatriculation à 8 chiffres / nom de baptême):


J'ai de même une autre source qui m'indique le N°69240348 - "KILSTETT", mais je n'ai aucune confirmation…


Ci-dessous, le "REIMS", N°69040071. Ce vétéran d’Igman est en train de pourrir lamentablement sur un parc… Il finira sans doute comme cible sur un pas de tir, puis ferraillé… Toujours pour info, cette pièce, à l’origine un AuF1 "T", avait été modifiée depuis son engagement en Ex-Yougoslavie en version "TM" et avant son retrait du service actif…





Les petites choses encadrées en violet sont les différents supports de la plaque de GAP lorsqu’elle est placée à cet endroit. Sur position de tir, les équipages placent la plaque ici en général…





2. Le profil couleurs:

Comme je l’ai indiqué à la première partie de cette revue, le profil couleurs fournit par MENG est intéressant, mais par rapport au schéma officiel, on est loin du compte.

Ci-dessous, le profil fournit par MENG en guise de "rappel" et juste en dessous les schémas règlementaires, cela vous permettra de comparer…














3. Plots d’antenne ou la chronique "d’un emmêlage de crayons intégral"…:

Alors là, on comprend assez vite que MENG Model est allé de confusions en confusions, d’hésitations en hésitations… Au niveau du strict montage, ce que MENG préconise à la phase 36 est juste pour un AuF1 "H" et "T". Mais ça ne colle pas avec le masque du canon (on en parle juste après)…






Autres petits détails ennuyeux, ces dessins des phases de montage (phases 39 et 41). Bien que rien ne soit mentionné, ces dessins de pièces montés prêtent à confusion…






Il faut donc pour un AuF1 "H" ou "T", respecter parfaitement la phase de montage N°36. Pour un AuF1 "TM" ou "TA", il faudra, en plus des pièces K23 et K37, utiliser les pièces K33 et K26, en n’omettant pas d’utiliser la pièce K27 en lieu et place de la K37... Le positionnement exact est décrit dans mes explications sur les différentes versions de l’AuF1 (cf 3e partie).





4. Le masque du canon:

Sur le masque du canon, pièce J7, est représentée sur la gauche dans le sens de tir, la prise de branchement du cinémomètre. Cet accessoire n’est valable uniquement que pour un AuF1 "TM" ou "TA"… Pour un AuF1 "H" ou "T", il suffit de poncer soigneusement cet appendice…





5. La grille de ventilation du moteur:

Pour une raison inconnue, MENG a mis du relief là où n’en fallait pas… Cette vue avec insertion de la pièce MENG et une insertion en gros plan du centre de la grille circulaire de ventilation moteur met bien en évidence qu’il fallait pourtant faire "plat". Il suffit donc d’araser ces boulons centraux inutiles et de combler le creux, lui aussi inutile… Vous aurez ainsi une grille conforme pour les AuF1 "H", "T" et "TM". Pour le "TA", je rappelle que la grille est identique mais renforcée d’un grillage à maille carrée, avec pour le coup de la boulonnerie apparente (voir les photos de la 3e partie).





6. Le positionnement de l’équipage et bizarreries des couleurs:

Avant de commencer les explications de ce qui ne va pas, voici un scan d’une partie de la notice Heller et qui indique l’emplacement des membres d’équipage:



Maintenant que les choses sont claires, on comprend mieux les curieuses interprétations, faites par MENG... Aux phases 23, 24 et 25 du montage, la notice place le "Gunner’s seat" (siège du canonnier et pour le coup il s’agit du chargeur, le "Loader") à droite (dans le sens du tir) et le "Commander’s seat" (siège du chef de pièce) à gauche. Pas de bol, c’est exactement le contraire. Puisque l’on en est aux différents sièges, MENG a complètement oublié celui du pointeur, qui est à droite, en avant et décalé par rapport au chef de pièce… Ci-dessous, en plus des scans expliquant les ereurs, quelques photos du siège pointeur…







Photo prise dans un AuF1 "T". Attention, le dossier est absent.




Ces deux là ont été prises dans un AuF1 "TA"...


Autre détail assez "navrant" et lisible sur les scans ci-dessus, MENG préconise de peindre quasiment tous les intérieurs en "Light blue", soit du "bleu clair"… Je ne sais pas où MENG est allé pécher cette info, mais elle est fausse : les intérieurs des différents modèles d’AuF1 sont blancs, ou vert "antistress", et souvent même on trouve les deux teintes (rajouts d’éléments nouveaux, ou échanges d’éléments, ce qui donne une sorte de "patchwork"…)… Cette remarque sur le "Light blue" vaut pour les phases de montage 22 à 26. A la phase de montage N°28, MENG préconise de peindre les obus d’un casier complet également en "Light blue". Arrivé à ce stade de l’étude de la notice, je me suis dit "pourquoi pas…". En effet, c’est possible en temps de paix, car le bleu est la teinte réservée aux seuls obus d’exercice (il s’agit d’un bleu roi, donc plus foncé). Mais arrivé à la phase de montage N°40, je me suis bien poilé, du moins au début, et après réflexion, plus du tout... Pour MENG, ces obus sont des "White phosphorus incendiary projectile", ce qui donne dans la langue de Molières, et des droits de l’Homme, "projectile incendiaire au phosphore blanc", ou en des termes plus usuels, des "obus incendiaires"… Sauf qu’il n’existe aucun obus de 155mm incendiaire actuellement en service dans l’armée française… Les seuls obus de 155mm utilisant du phosphore sont les obus fumigènes ("smoke shell"). "Les obus" fumigènes, car il en existe deux modèles : le F1A et le F2A. Dans le cas qui nous préoccupe, seul le modèle F1A peut être tiré depuis un AuF1 (le F2A est réservé au seul CAESAR)… Mais dans les deux cas, la couleur est vert clair (un vert "antistress" délavé en gros) avec une bande rouge… Rebelote, pas de bol… Même si le phosphore contenu dans ces obus brule au contact de l’air (et c’est bien pour ça qu’on utilise du phosphore), le résultat attendu est un rideau de fumée généré par la combustion de ce même phosphore. Il y a certes des risques d’incendie, mais il y en a aussi avec des obus explosifs ou éclairants… Peut-être qu’en Chine il existe des obus destinés à mettre le feu, mais pas chez nous ! Pour les douilles auto-combustibles, MENG donne la teinte "Sail color", littéralement "couleur voile". Ce n’est pas faux, mais c’est loin d’être très claire à défaut d’être juste. La couleur des douilles auto-combustibles (il en existe aussi deux modèles : F1 et F1A) change en fonction de l’éclairage, des lots de fabrications… Cela peut aller d’un jaune verdâtre, en passant par un blanc-cassé tirant sur le crème, jusqu’à un vert pastel très pale…



7. largeur de la tourelle:

Voir la 2e partie, celle sur le comparatif avec la tourelle Heller…



8. Les autres "oublis", "interprétations rapides", et les "perspectives futures" du kit MENG Model:

Dans la tourelle, côté chef de pièce et pointeur (donc à droite dans le sens de tir), MENG Model donne beaucoup de détail. Néanmoins, deux oublis sont à signaler : il manque la lunette de tir directe (LTD) et l’affichage du navigateur. Ces éléments se situent comme indiqué sur les photos ci-dessous :

La lunette de tir directe (commune à tous les modèles):




L’affichage du navigateur (pour tous les modèles, sauf le "H"):


Ce modèle est dévolu aux AuF1 du type "T"…


…Et celui-ci aux AuF1 "TA" (et logiquement aux AuF1 "TM")…


Rappelons que les pièces suivantes ne sont utilisables que pour les versions "TM" et "TA"…









Casiers à obus et charges.

Si l’on se cantonne aux pièces fournies, on constate qu’il y a 36 obus et 36 douilles auto-combustibles. La vérité est ailleurs. Dans une tourelle d’AuF1, il est possible de charger 42 coups et 42 douilles… L’erreur faite par Meng est assez simple. Au centre de la pièce M10, MENG à reproduit les deux chariots de transfert en un seul grand panneau. Il s’agit en réalité de deux pièces mobiles qui se déplacent latéralement du centre vers le casier à obus ou à douilles sélectionnés par l’équipage… Le seul problème, c’est que ces deux chariots cachent le casier à obus ou a douille devant lesquels ils sont arrêtés... Sur internet, on trouve très souvent des photos avec les deux chariots au centre de la tourelle. Cela donne une impression "de loin", qu’il y a une sorte de grand panneau marron, et on ne distingue que 6 casiers à 6 obus ou 6 casiers à 6 douilles… Mais dans la réalité, c’est bien 7 casiers à 6 obus et 7 casiers à 6 douilles… Cette configuration des deux chariots au centre de la tourelle et côte à côte est la plus souvent observée sur les photos, car tout simplement, c’est la configuration de la condition de départ au lancement du cycle de chargement (dans le jargon des utilisateurs, elle se nomme la condition "CTC" pour "Chariot-Transfert-Centre")… Du coup, l’interprétation faite par MENG est très erronée, en effet, ce que MENG propose, c’est un grand trou entre les casiers à obus et des douilles…

Quelques photos avec explications…

[/URL]
Sur cette photo tirée du site du fabricant, on constate un grand trou (encadré en rouge), c'est complétement faux...

Le "trou"  vient d’une mauvaise interprétation des photos d’engins réels. Sur les pièces M10 et M11, on constate qu’il y a des choses fausses, oubliées ou incomplètes…  Sur la pièce M10, la partie encadrée en orange devrait être en deux éléments…



… Et sur la pièce M11, il y a de nouveau un cafouillage au centre de la pièce puisqu’un casier à obus est carrément absent et un casier à douille est à moitié représenté…



Tout ceci s’explique quand on comprend comment ça se passe en "vrai"… Explications…

En "vrai", on voit souvent ceci :


Il s’agit des deux tapes arrière ouvertes. A gauche les casiers à douilles, à droite les casiers à obus… Mais ce que les photos ne savent pas, c’est ceci:


Derrière chaque "chariot" de transfert", se trouve le 1er casier de chaque catégorie (obus ou charge selon le côté en question)…




Cette vue montre bien qu’il y a une séparation entre les casiers à obus et ceux des douilles, mais qu’elle se limite à des entretoises à section carrée… Et donc pas un trou "béant" comme le pense MENG Model…


Petit "focus" sur les pinces…


Afin de mieux comprendre, cette vue assez rare, avec et sans commentaire, car il est effectivement assez rare de voir un AuF1 avec le masque du canon complètement déposé…




On constate facilement que chaque casier est numéroté, de 1 à 7. A 6 obus (ici, j’ai pris le côté des obus) par casier, cela donne bien 7X6=42 coups ! Sont visibles aussi sur cette photo les deux "mécanisme avance" douilles et obus, des rails dans lesquels les pince munies de leurs chargements vont effectuer le transfert des casiers vers la culasse…


Cette autre vue prise par le portillon côté chef de pièce/pointeur, nous montre de nouveau les casiers à obus. Avantage, ces derniers sont en position "reculée", double flèche verte fluo (les casiers à obus sont réglables), ce qui nous dévoile la plaque perforée du premier casier à douilles. On voit aussi les entretoises de séparation entre les deux ensembles…


Ce problème m’oblige à dire quelques mots sur le cycle de chargement de l’AuF1 (valable à tous les modèles). Je ferais volontairement très simple (dans la réalité, c’est bien plus complexe), mais dans le global, cela donne : obus et douilles sont répartis dans 7 casiers à 6 coups. Dans le sens de tir, les obus sont à droite, les douilles à gauche. Sur ces 7 casiers, 6 sont utilisables par le système de chargement automatique. Les 7e casiers à obus et à douilles (ils se situent aux deux extrémités, droite et gauche, de la tourelle dans la largeur), ne sont pas utilisables en chargement automatique, à cause du biseau sur les bords (gabarit SNCF oblige…). Ces biseaux rendent inaccessibles les casiers au système de chargement (sur les photos connues des prototypes, la tourelle n’avait pas ces biseaux). Une fois que l’équipage ait sélectionné les casiers douilles et obus, et qu’il ait lancé le cycle de chargement, les chariots de transfert vont se mettre en face des casiers choisis. En haut de ces chariots se situe une potence à l’extrémité de la laquelle se trouve une pince qui descend pour prendre l’obus, ou la douille, puis remonte avec son chargement. Le chariot repart vers son point de départ, au centre de la tourelle... Là, la pince et son chargement se dirige vers le canon via un système de rails accroché au toit, arrivé à l’aplomb du bloc culasse, le chargement (douille ou obus) est déposé sur une civière liée à un bras. Une fois l’obus ou la douille sur la civière, le bras bascule exactement au même angle que celui du canon (avec la civière, cela va de soit), un refouloir pousse l’obus, puis la douille est introduite, c’est d’ailleurs l’introduction de la douille auto-combustible qui met l’obus à poste définitivement… Ce système est d’une grande fiabilité.

Cette explication sur le cycle de chargement me permet de poursuivre cette étude avec un autre problème du kit MENG Model : il n’y a qu’un seul bras avec civière dans le kit (celui pour obus). A la lecture de la phase de montage N°22, MENG indique le montage des pièces L42 et L43. Ces pièces sont le bras et la civière pour les obus (à droite de la culasse dans le sens de tir), mais il n’y a rien à gauche… Alors que bizarrement, MENG fournit bien les deux pinces (pièce L2, phase de montage N°29) …

Quelques photos montrant les deux bras et les deux civières:






Cette dernière vue, du masque de canon avec le canon, la culasse et les bras et civières déposés (c’est un ensemble), vous pouvez mesurer la "légèreté" avec laquelle MENG à traité cette zone…


Enfin, autre "bizarrerie", MENG donne une interprétation très personnelle du coin de culasse et fait une erreur de 90° quant à l’emplacement de l’ouverture… Je ne sais pas où MENG est allé trouver cette façon d’interpréter la culasse, mais il serait souhaitable que la marque commence à fréquenter quelques forums français, on peut même faire l’effort de causer Anglois !…

Quelques explication et photos du coin de culasse :


Toujours à l’aide d’une photo tiré du site du fabricant, on constate que MENG s’est littéralement déchiré sur le coin de culasse… MENG met l’ouverture sur le côté et à droite… Alors que c’est vers le haut, belle boulette de 90°!…


En vérité, cela devrait être ainsi (il y a une insertion photo d'une vraie culasse):



Gros plan sur la culasse de l'AuF1...



Conclusions:

Le kit MENG Model, en dépit d’une interprétation hasardeuse des différentes versions, d’une interprétation parfois très personnelle des aménagements intérieurs, d’une étude historique et de l’emploi opérationnel de l’engin proche du néant, demeure une excellente maquette, très détaillée et bien pensée en termes d’assemblage. Néanmoins, la version proposée "brut de décoffrage" par MENG est fausse, car en plus d’un choix de la version d’un intérêt peu judicieux (AuF1 du type "TM", 24 exemplaires produits uniquement à des fins d’essais et aucun emploi opérationnel), MENG ne fournit même pas les bonnes chenilles. Ce choix de chenilles typiques des premières versions est en définitive le point le plus ennuyeux, mais l’arrivée de chenilles à connecteurs produites par Hobby-Boss pour AMX 30B2 et AuF1 (et pas seulement, les chenilles à connecteurs peuvent se monter sur tous châssis d’AMX 30 de grosso modo 1995 à nos jours !), remettra pas mal de choses à leurs places… En outre, malgré ses visions quant à l’agencement intérieur (coin de culasse, bras et civière de chargement des douilles absents, etc.), il est possible de faire illusion en donnant l’impression d’un intérieur fouillé, en particulier si l’on joue sur les ouvertures de tapes et portes et/ou si l'on place des figurines…

Considérant les pièces "en plus" présentes dans la boite, le développement par MENG Model d’un châssis d’AMX 30B2, motorisé Mack-E9, permettra d’emblée de faire un AuF1 TA sans aucun problème, tout est déjà là…


Sur cette photo, on distingue à droite la pièce K6 et à gauche la pièce K7. La différence de hauteur entre les deux est de 3,18mm (6,5-3,32), ce qui de l’échelle 1/35e à la réalité donne 11,13cm. On est donc pas loin des 12cm de surélévation de la tourelle pour un AuF1 "TA"…


En revanche, pour faire un pur AuF1 "T", et en particulier lors de l’affaire du mont Igman, il convient de :
- D’araser le branchement du cinémomètre présent sur le masque du canon (pièce J7) ;
- Phase de montage  24 : monter le siège comme indiqué (c’est celui du chef de pièce et pas celui du "gunner") et scratcher le siège du pointeur à l’aide de la documentation disponible ;
- Phase de montage 25 : ne pas utiliser les pièces L20 et L28. Scratcher un boitier de téléaffichage ATILA-chef de pièce ;
- Phase de montage 26 : en fonction de sa documentation, scratcher la lunette de tir directe, l’affichage du navigateur et le boitier de téléaffichage ATILA-pointeur ;
- Phase de montage  29 : ne pas utiliser la pièce L32 et scratcher les bons moyens transmissions avec la documentation disponible (ER 205B / VP11), ainsi que le téléaffichage du RAC et araser le petit boitier sous le pupitre de chargement (pièce L32) ;
- Phase de montage 36 : monter le plot d’antenne strictement comme indiqué (pièce K23 et K37). Pour les AuF1 "H" et "T", il n’y a qu’une seule antenne ;
- Remplacer les chenilles par d’autres et du type à connecteurs (en utilisant les bons barbotins, par ailleurs fournis dans le kit (pièces A47 et A50).
Une solution plus simple consiste à araser le branchement du cinémomètre présent sur le masque du canon (pièce J7), de monter le plot d’antenne strictement comme décrit à la phase 36, de mettre des chenilles à connecteurs et de fermer toutes les tapes…

Pour faire un "vrai" AuF1 "TM", vous montez le kit MENG tel quel, mais vous montez deux antennes (cf mes commentaires sur la phase de montage N°, avec les pièces N° et ). Bien entendu, il faut des chenilles à connecteurs.

Pour faire un "H", vous reprenez toutes les remarques pour faire un véritable "T", avec l’afficheur du navigateur en moins, mais en plus vous aurez à scratcher les éléments suivants:
- Pupitre de commande du Radio-Artificier-Chargeur (modèle différent);
- Plaque du GAP.



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Re: AMX 30 AUF1, French Self Propelled Gun. MENG, 1/35, ref TS-004. Plastique injecté et photodécoupe. Revue en 4 partie. 1ère partie.

Message  zurich le Lun 27 Mai 2013 - 19:33

Merci infiniment pour ce travail KOLOSSAL !!!!

Alors pour moi, ce sera un AU-F1 TA, soit du 40ème RA en activité actuellement, soit du 1er RAMa jusque 2009, avec chenilles à connecteurs dans les deux possibilités.
J'hésite encore, mais d'ici à ce que je me lance, j'ai tout mon temps pour choisir...

PS : j'ai tout enregistré sur un fichier Word, prêt à imprimer.
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Re: AMX 30 AUF1, French Self Propelled Gun. MENG, 1/35, ref TS-004. Plastique injecté et photodécoupe. Revue en 4 partie. 1ère partie.

Message  Jacques le Lun 27 Mai 2013 - 22:08

Pas de quoi. L'AuF1 est une bébête qui me tient à cœur, il est donc normal que je vous fasse profiter des bricoles que je connais sur cet automoteur. Je n'ai d'ailleurs pas la prétention de détenir la science infuse sur le sujet, mais au moins, les choses sont plus claires, car souvent, je voie au détour de certains posts que les choses étaient plutôt obscures sur cet engin... Si vous avez des questions, n'hésitez pas, comme également de renvoyer sur ce post d'autres maquettistes se posant des questions... Je sais que quelques monteurs anglo-saxons s'en posent justement des questions, du moins si j'ai bien tout compris quelques échanges lus ici ou là...


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Re: AMX 30 AUF1, French Self Propelled Gun. MENG, 1/35, ref TS-004. Plastique injecté et photodécoupe. Revue en 4 partie. 1ère partie.

Message  Stéphane briant le Jeu 30 Mai 2013 - 23:47

Salut Jacques,

merci pour tout ces renseignements très instructif.

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Re: AMX 30 AUF1, French Self Propelled Gun. MENG, 1/35, ref TS-004. Plastique injecté et photodécoupe. Revue en 4 partie. 1ère partie.

Message  Metallo 63 le Mer 4 Déc 2013 - 1:36

Bonjour à tous, Very Happy 
Pour compléter cette belle étude comparative de la maquette Meng par rapport aux modèles réels, j'ai reçu aujourd'hui l' AUF1 d'Hobby Boss et voici donc une microanalyse de cette nouvelle mouture par rapport aux vrais et au Meng !
un boitage digne de Trumpeter dans du carton fort 

A l'intérieur après ouverture des sachets plastiques individuels, on trouve avec une gravure plus nette que celle de Meng :

  • Une tourelle de largeur similaire à celle d'Heller mais du modèle TM (plot TAD, prise cinémomètre, sans réhausse)
un simple affût de 12.7 à l'américaine (sans les petits vérins et poignées) ; des trappes et portes ouvertes sur un vide sidéral !

  • Un châssis remotorisé d' AMX30B2/AUF1TA avec les bossages inférieurs du moteur (châssis plus long que le châssis Meng !!?? )


  • Une coque supérieure hybride : plage arrière de type B2/TA ; panneau arrière et aménagement de glacis avant de type 30B/T-TM !
+  de belles chenilles souples à connecteurs ...

Voilà ce qui m'a "sauté aux yeux" à l'ouverture de ce kit, avec mon avis personnel : "encore une fois trop de vitesse et de précipitation de la part des fabricants Chinois au détriment de la justesse !" pasdebol  
il nous faudra faire pas mal de modifs sur ces 2 kits pour approcher de la réalité des AUF1 de type T ou TA (comme il en avait fallu jadis avec le modèle Heller pour réaliser un AUF1-H ).


                   Cordialement,                                            Claude.
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Re: AMX 30 AUF1, French Self Propelled Gun. MENG, 1/35, ref TS-004. Plastique injecté et photodécoupe. Revue en 4 partie. 1ère partie.

Message  Jacques le Mer 4 Déc 2013 - 1:51

Metallo 63 a écrit:Bonjour à tous, Very Happy 
Pour compléter cette belle étude comparative de la maquette Meng par rapport aux modèles réels, j'ai reçu aujourd'hui l' AUF1 d'Hobby Boss et voici donc une microanalyse de cette nouvelle mouture par rapport aux vrais et au Meng !
un boitage digne de Trumpeter dans du carton fort 

A l'intérieur après ouverture des sachets plastiques individuels, on trouve avec une gravure plus nette que celle de Meng :

  • Une tourelle de largeur similaire à celle d'Heller mais du modèle TM (plot TAD, prise cinémomètre, sans réhausse)
un simple affût de 12.7 à l'américaine (sans les petits vérins et poignées) ; des trappes et portes ouvertes sur un vide sidéral !

  • Un châssis remotorisé d' AMX30B2/AUF1TA avec les bossages inférieurs du moteur (châssis plus long que le châssis Meng !!?? )


  • Une coque supérieure hybride : plage arrière de type B2/TA ; panneau arrière et aménagement de glacis avant de type 30B/T-TM !
+  de belles chenilles souples à connecteurs ...

Voilà ce qui m'a "sauté aux yeux" à l'ouverture de ce kit, avec mon avis personnel : "encore une fois trop de vitesse et de précipitation de la part des fabricants Chinois au détriment de la justesse !" pasdebol  
il nous faudra faire pas mal de modifs sur ces 2 kits pour approcher de la réalité des AUF1 de type T ou TA (comme il en avait fallu jadis avec le modèle Heller pour réaliser un AUF1-H ).


                   Cordialement,                                            Claude.
Bonne "micro-analyse". J'ai ce kit depuis presque 3 semaines maintenant, et je suis sur la revue complète de la bête. J'ajouterais aussi une planche de decals minimaliste et loin d'être juste. On en reparlera en détail... J'espère poster la revue de l'Auf1 Hobby-Boss ce week-end...

Je te rejoins entièrement sur le fait que nos amis Chinois vont trop vite, font trop confiance à Internet et prennent trop pour argent comptant ce que l'on y trouve en termes de "documentation"... Bref, il faut qu'ils fréquentent les forums français et qu'ils n'hésitent pas à poser des questions, même en Anglais, si c'est simple et basique, on arrivera à donner des réponses...

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Re: AMX 30 AUF1, French Self Propelled Gun. MENG, 1/35, ref TS-004. Plastique injecté et photodécoupe. Revue en 4 partie. 1ère partie.

Message  Jacques le Mer 2 Avr 2014 - 23:29

Le numéro 128 de Tamiya Model Magazine (Mars-Avril 2014), présente le montage de l'AuF1 MENG Model... L'article mérite une analyse que voici:


Ce qui suit n’est pas un "démâtage" en règle de l’article publiée dans ce numéro 128 de Tamiya Model Magazine (mars-avril 2014) des pages 10 à 16 incluses, et j’entends que ce soit bien compris comme tel.

Concernant le montage proprement dit, je n’ai quasiment rien à dire. C’est bien monté, bien peint et malgré quelques erreurs explicables par la notice de montage parfois plus que floue, l’ensemble à une sacrée gueule au final.

Ce qui me fait réagir se trouve dans le texte et les légendes des photos. L’auteur précise dans son article qu’il n’a pas eu accès à une documentation suffisante, et c’est visiblement vrai, car les erreurs d’interprétation sont nombreuses. Le gros problème avec ce genre d’article est qu’il diffuse des informations erronées, même si son intention initiale ne l’était pas. Il est donc temps de remettre quelques pendules à l’heure…


PAGE 10.



Page 10, point "1".

Texte article : "Le chargement automatique permet une cadence de tir élevée de 8 coups à la minutes,… ".

Correction(s), remarque(s) : la cadence de tir de l’AuF1 est de 6 coups en 45 secondes. Certes, en "extrapolant" on arrive à une cadence de 8 coups à la minute, mais ceci est techniquement difficilement réalisable, car cela nécessite de faire un changement de casier en cours de cycle. L’AuF1 est équipé de 7 casiers à 6 obus et de 7 casiers à 6 douilles auto-combustibles, ce qui prime donc, c’est le temps nécessaire pour vider un casier de 6 obus et de 6 douilles entre le lancement du cycle de chargement et le dernier coup parti. Et sur l’AuF1, c’est 45 secondes. Sachant que le pointeur est censé re-pointer entre chaque coup, c’est déjà assez sportif comme ça…


Page 10, point "2".

Texte article : "…qui ne peut être tenue trop longtemps du fait de l’échauffement important du tube. Les artilleurs irakiens l’ont négligé et certains ont réussi à faire exploser leurs tubes !"

Correction(s), remarque(s) : c’est très relatif tout ça. Un canon, quel qu’il soit chauffe naturellement dès que les cadences sont élevées, et plus ces cadences sont élevées, plus ce même canon chauffera rapidement… Personnellement, j’ai sur AuF1 fait trois "par 36" consécutifs avec quatre pièces (comprendre 3 tirs de 36 coups, soit 6 casiers, ou si vous préférez 108 obus tirés par pièce en moins de 20 minutes, rechargement inclus), et les tubes n’étaient pas "chaud" au point de devenir dangereux ou être au bord de l’explosion. Quant à l’explosion d’un tube, elle est généralement la résultante de l’explosion de la munition à l’intérieur. Cela peut venir de plusieurs causes, dont l’échauffement du tube, mais plus certainement d’un défaut dans la munition ou la douille…


Page 10, point "3".

Texte article : "…, à sous-munitions antichars ou personnelles,…".

Correction(s), remarques(s) : l’AuF1 peut effectivement tirer ces types de munition, comme d’ailleurs le TrF1 et le CAESAR. Pour l’obus antichar, il s’agit de l’obus BONUS ou ACED (Anti-Char à Effet Dirigé), un obus dépotant deux sous-munitions à charge creuse. Pour l’obus antipersonnel,  l’obus OGRE (Obus à GREnades), celui-ci n’est plus en service du fait de la ratification par la France du traité interdisant l’usage et la fabrication des sous-munitions… Et ça fait déjà un bon moment…


Page 10, point "4".

Texte article : "… 42 charges propulsives,…"

Correction(s), remarque(s) : nuance de taille à apporter, ce ne sont pas 42 charges mais 42 douilles auto-combustibles contenant des charges propulsives. L’avantage de ce système et de moduler les charges en fonction de la distance à atteindre par l’obus, et après le tir, il ne reste rien…


PAGE 11.



Page 11 point "1".

Texte article : "Meng a particulièrement bien représenté la partie intérieur du canon qui sera visible (en théorie) si on ne colle pas le toit de tourelle.".

Correction(s), remarque(s) : c’est faux, MENG Model s’est copieusement planté dans la conception de cette partie de l’AuF1. La culasse n’a même pas son ouverture dans le bon sens et le fabricant ne propose que le bras et la civière de chargement des obus, il manque celle des douilles…


Page 11, point "2".

Texte article : "… Mon choix de ne pas avoir recouvert le filtre à air avec sa protection blindée se justifie pleinement quand on voit cette photo.".

Correction(s), remarque(s) : en phase de tir, la protection en question est effectivement déposée, sauf que cette protection n’est nullement destinée à recouvrir un filtre à air puisqu’il s’agit de la sortie des gaz chauds générés par la micro-turbine du groupe auxiliaire de puissance (GAP). Autre point, cette partie n’est pas peinte en camo trois tons, mais en jaune et noir…


Page 11, point "3".

Textes articles : "La mitrailleuse de toit est facilement améliorée grâce au kit RB Models qui est très simple à mettre en œuvre. Le résultat final sera absolument remarquable" et "La mitrailleuse 12.7 qui assure la protection rapprochée de l’engin…".

Correction(s), remarque(s) : l’auteur a parfaitement raison d’utiliser le set d’amélioration pour 12,7 fabriqué par RB Models, car ce dernier est fort bien fait. Toutefois deux remarques sont à faire : primo, la poignée (entourée ici en rouge) n’est jamais laissée à demeure. En effet, cette poignée sert à démonter le canon de l’arme quand celui-ci est chaud (ça évite de se cramer les mains). En temps normal, cet accessoire est rangé dans l’engin. Si vous tirer avec une 12,7 et que cette poignée est encore en place, vous allez la perdre, car elle va dégager fissa… Et deuxio, la 12,7 assure la protection rapprochée, mais aussi la défense antiaérienne (un viseur spécifique et amovible existe et est en dotation dans chaque pièce).


Page 11, point "4".

Texte article : "… et le châssis de l’AUF1 variant peu par rapport à celui de l’AMX30B monté dans le N°126,…".

Correction(s), remarque(s) : je suis résolument en total désaccord avec l’auteur. Le châssis de l’AuF1 est singulièrement différent de celui d’un 30B. Quand on a le glacis avant qui est différent, les flancs latéraux qui sont différents, la plage moteur qui est différente et la tranche arrière qui est différente, ça fait au final beaucoup de différences… En outre, et même si cela n’est pas forcément visible extérieurement, les châssis d’AuF1 sont renforcés afin de supporter l’excédent de masse généré par la tourelle bien plus lourde que celle équipant les "30" de cavalerie et aussi afin de supporter les contraintes de forces engendrées par les tirs.


Page 11, point "5".

Texte article : "C’est la glacis avant qui comporte les variations les plus conséquentes, notamment avec un gros filtre à air que l’on peut présenter tel quel, ou couvert de sa protection blindée (pièce N7).".

Correction(s), remarque(s) : c’est faux, voir remarque page 11, point "2".


Page 11, point "6".

Texte article : "…, la poignée du téléphone d’infanterie.".

Correction(s), remarque(s) : l’auteur fait référence au volumineux boitier situé à l’arrière droit (dans le sens de marche). Ce boitier contient effectivement le combiné téléphonique, dans la partie basse, mais aussi et surtout une bobine de câble téléphonique (DR8) dans la partie haute, et c’est sur cette bobine que la dite poignée agit. A savoir que cette bobine est destinée principalement à connecter les AuF1 au VAB PC de section, cela évite d’utiliser les moyens radios, par définition détectables, ce qui peut s’avérer très utile lors d’un emploi de l’artillerie en statique et pour longtemps… Ce gros boitier est présent sur toutes les versions de l’AuF1 ("H", "T" et "TM"), à l’exception du type "TA".


Page 11, point "7".

[justify]Texte article : "…, car les patins fournis dans la boite ne peuvent convenir que pour des engins début de série.".

Correction(s), remarque(s) : c’est tout à fait exact. Il convient toutefois d’apporter quelques nuances. L’auteur présente une AuF1 de type "TM", l’emploi de chenilles à connecteurs est donc obligatoire. Toutefois, à partir du kit MENG Model, il est tout à fait possible de faire un AuF1 du type "T", et là, en début de série, les chenilles du type à axes secs présentes dans la boite peuvent tout à fait convenir. En outre, le passage aux chenilles à connecteurs n’est nullement un phénomène irréversible. Il suffit de changer les roues dentées des barbotins et de re-cheniller avec de la chenille à axes secs, une bonne tension de chenilles là-dessus, et le tour est joué…


PAGE 12.



Page 12, point "1".

Texte article : "…, son énorme coffret contenant un téléphone de liaison avec l’infanterie.".

Correction(s), remarque(s) : voir remarques faites  en "Page 11, point "6".".


Page 12, point "2".

Texte article : "Avez-vous remarqué l’antenne supplémentaire à droite du tourelleau chef. La notice n’en parle pas, mais les pièces sont bel et bien dans le kit. Alors pourquoi ne pas faire un engin de commandement ?"

Correction(s), remarque(s) : plusieurs remarques et corrections sont à apporter. Primo, si l’on veut être absolument précis,  à cet endroit de l’AuF1, on ne parle pas de "tourelleau" (qui par définition "tourne"), mais d’un "kiosque" (qui par définition est fixe, ce qui est le cas ici). Deuxio, il n’existe pas d’AuF1 de "commandement". Si vous voyez deux antennes sur un AuF1, c’est que ce dernier est équipé du système ATLAS (et donc, il ne peut s’agir que d’un type "TM" ou "TA"). Enfin, en tertio, l’auteur s’est trompé dans la disposition des antennes. Sur le scan ci-dessus, trois éléments sont numérotés de 1 à 3. Si vous faite un AuF1 "H" ou "T", on ne place qu’une seule antenne à l’emplacement numéroté "2", on ne colle pas la partie cylindrique à l’emplacement numéroté "1", ni l’embase d’antenne à l’emplacement numéroté "3". Si vous faite un AuF1 "TM" ou "TA", vous placez une antenne à l’emplacement numéroté "1", et une autre avec son embase à l’emplacement numéroté "3". A l’emplacement numéroté "2", on colle la partie cylindrique visible ici à l’emplacement numéroté "1". Ce que propose l'auteur est donc une configuartion impossible.


PAGE 13.



Page 13, point "1".

Texte article : "L’intérieur de la tourelle a été fidèlement reproduit par Meng.".

Correction(s), remarque(s) : c’est malheureusement faux. L’intérieur de la tourelle est reproduit de manière partiellement fidèle. De grosses erreurs sont à déplorer, en particulier le centre de l’emplacement des casiers à obus et douilles. Selon MENG Model, ce centre est vide, hors, il n’en est rien, puisqu’il s’agit des premiers casiers à obus et à douilles… Il y 7 casiers à 6 obus et 7 casiers à 6 douilles à l’arrière de la tourelle. Avec MENG Model, on passe à 6 casiers de chaque… MENG propose un intérieur incomplet, penchant vers les versions "TM" et "TA". Rappelons, entre autre, l’absence du siège du pointeur, pourtant inratable puisque placé face à l’embrasure de la porte latérale droite…


Page 13, point "2".

Texte article : "Casemate".

Correction(s), remarque(s) : vous allez penser que je chipote, mais une casemate, c’est fixe ! Les anciens qui ont connu l’AMX 13 105 Au50, pouvaient parler de casemate, l’AuF1 à une tourelle… En artillerie, ce genre de "parallèle navrant" est à la limite du sacrilège, je connais des équipages de pièces qui sont rentrés à pinces pour moins que ça…


PAGE 14.

Aucune remarque.


PAGE 15.



Page 15, point "1".

Texte article : "Les rallonges de l’écouvillon sont peintes en vert foncé qui tranchera avec le blindé. J’ai pu remarquer sur plusieurs photos que les extrémités étaient couleur alu. Après avoir mis en place des bandelettes de cache Tamiya, j’ai passé un voile léger de peinture Alcad 116 Alu".

Correction(s), remarque(s) : c’est effectivement une bonne idée de "métalliser" les éléments de hampe, car elles sont en métal intégralement. C’est sur les AMX 30 de cavalerie que les éléments de hampe sont en bois avec les embouts en laiton. Vous pouvez donc érailler ces éléments et pas seulement aux extrémités. A force d’utilisation, ces accessoires recouvrent rapidement leur couleur métal alu d’origine…


Page 15, point "2".

Texte article : "Ne pouvant faire aboutir mon projet initial d’un AUF1 tout blanc opérant au Liban dans le cadre de la FINUL – tout simplement parce
qu’ils sont tous sur châssis de 30B2, très différent de celui du kit Meng, … ».

Correction(s), remarque(s) : les AuF1 déployés au Liban dans le cadre de la participation française à la FINUL étaient des AuF1 du type "TA", effectivement sur châssis AMX 30B2 motorisé Mack E9. C’est, avec l’emploi des AuF1 de type "T" en Bosnie et au Kosovo (en entrée de théâtre pour ce dernier), les seuls emplois opérationnels de l’AuF1. L’auteur ayant opté pour un AuF1 du type "TM", il ne peut être présenté en engagement opérationnel (et donc uniquement en ambiance "manœuvre").


Page 15, point "3".

Texte article : "…, 42 charges propulsives…".

Correction(s), remarque(s) : même erreur que celle énumérée à la page 10, point "4", ce ne sont pas des charges mais des douilles contenant des charges.


Page 15, point "4".

Texte article : "…repose sur l’emploi de charges semi-combustibles, …".

Correction(s), remarque(s) : c’est complètement faux, les douilles et non les charges, sont auto-combustibles et non semi-combustibles. Si l’on écrit "semi-combustibles", cela signifie qu’une partie n’est pas combustible, or lors de l’inflammation de la dite douille TOUT est détruit par combustion, la douille elle-même étant conçue dans une matière inflammable... L’auteur poursuit son texte en expliquant que l’emploi de ces douilles permet de s’affranchir des encombrantes douilles en laiton. Ce n’est pas faux, mais il ne faut pas perdre de vue que l’artillerie française n’utilise plus de douille laiton pour ces pièces d’un calibre égal ou supérieur au 155mm, et ce même avant la première guerre mondiale (gargousse et étoupille sont bien moins onéreuses et volumineuses pour un résultat identique)… Le principal intérêt des douilles auto-combustibles dans le cas présent de l’AuF1 est de permettre une automatisation totale du chargement du canon, c'est-à-dire obus et douille contenant les charges… C’est grâce à celà que l’on arrive à une cadence de tir de 6 coups en 45 secondes…


Page 15, point "5".

Texte article : "Sur un vrai AUF1, la base du tube n’est pas peinte en noir mais garde son aspect métal brillant.".

Correction(s), remarque(s) : c’est encore faux. Déjà, l’endroit cité n’est pas la "base du tube". La base d’un tube se situe au niveau de la culasse, c'est-à-dire dans le cas présent à plus d’un mètre en arrière. Enfin, en sortie d’usine cette partie du tube était peinte. C’est le cumul des reculs du canon lors des tirs et leurs retours à la position initiale grâce aux liens élastiques qui par frottement met le métal à nu. Cette partie est régulièrement graissée et donne au métal un aspect foncé.


PAGE 16.

Aucune remarque.



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Re: AMX 30 AUF1, French Self Propelled Gun. MENG, 1/35, ref TS-004. Plastique injecté et photodécoupe. Revue en 4 partie. 1ère partie.

Message  zurich le Jeu 3 Avr 2014 - 18:29

merci merci merci merci merci 
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Re: AMX 30 AUF1, French Self Propelled Gun. MENG, 1/35, ref TS-004. Plastique injecté et photodécoupe. Revue en 4 partie. 1ère partie.

Message  sab41 le Ven 4 Juil 2014 - 22:21

Eh bien après avoir lu tout ça
Il me fait bien envie ce petit AUF1.
Bravo et merci pour toute ces précisions.
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Re: AMX 30 AUF1, French Self Propelled Gun. MENG, 1/35, ref TS-004. Plastique injecté et photodécoupe. Revue en 4 partie. 1ère partie.

Message  TeX-Corp le Jeu 18 Déc 2014 - 18:24

Jacques a écrit:


Sur cette troisième vue, on distingue bien le manchon (encadré en jaune) et l’absence de tape d’aération latérale sur la tourelle (encadré en vert).

Petite anecdote sur cette image c'était lors du premier défilé des Auf1 du 14 juillet, et s'ils sont sur des porte-chars c'est qu'ils avaient des problèmes de fiabilité et ils avaient peur qu'ils tombent en panne en plein milieu du défilé.
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Un frére oublié ,le GCT

Message  choups 16 le Mer 15 Juil 2015 - 12:37

Bonjour et bravo pour votre étude ,je vous donne l'info suivante :avant les chars expérimentés chez nous à la 3eme Batterie du 40eme RA (6 engins) il ya eu desmodéles ,à l'époque appelés GCT ( pour matériels à Grande Cadence de Tir ) ils peuvent etre interessants à étudier pour les maquettistes qui désireraient réaliser la famille compléte .Un modéle a eu une tourelle dont le haut n'était pas à pans coupés (cette modification est intervenue pour tenir compte lors du transport par voie ferrée de la configuration des caténaires du réseau Est .Un autre modéle  possédait deux gros équilibreurs qui faisaient saillie au bas de la face avant de la tourelle .Ces chars jusqu'aux chars évalués au 40 possédaient trois taquets de verrouillage des portes arriéres de chargement .Un des tout premier avait méme un chassis basique d'AMX 30B(sans GAP) .Bon courage ! et encore bravo pour votre travail .Pour d'autres coups de main ,PIECE  PRETE AU TIR !              
                                                                  Serge
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Re: AMX 30 AUF1, French Self Propelled Gun. MENG, 1/35, ref TS-004. Plastique injecté et photodécoupe. Revue en 4 partie. 1ère partie.

Message  Petit BN le Ven 17 Juil 2015 - 11:36

Merci de tes info Choups !



choups 16 a écrit:........Un des tout premier avait méme un chassis basique d'AMX 30B(sans GAP) .Bon courage ! et encore bravo pour votre travail .Pour d'autres coups de main ,PIECE  PRETE AU TIR !              
                                                                  Serge
Donc ,si je comprend bien ,on pourrais ,à partir du Heller faire quelque chose de correct ,sans ce lancer dans du scratch de folie?
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Et Heller ,pourquoi pas!

Message  choups 16 le Lun 20 Juil 2015 - 19:50

français Bonsoir petit BN !C'est tout à fait cela ;Heller est une bonne base pour faire un GCT, un Leoprd Artilleur ,un AuF1 palmier et tous nos préséries .J'avais eu l'idée de le représenter du coup j'en avais fait un dessin au 1/35 avec l'évacuateur sur le tube .Dés que je le retrouve je vous l'envoie à tous déjà je vais vous poster cette semaine quelques Auf 1 avec lesquels j'ai eu à travailler !J'espére que ceci vous aidera et vous encouragera tous .
Amitiés à Bientot .                              Serge
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Re: AMX 30 AUF1, French Self Propelled Gun. MENG, 1/35, ref TS-004. Plastique injecté et photodécoupe. Revue en 4 partie. 1ère partie.

Message  Petit BN le Lun 20 Juil 2015 - 23:22

Ah ben là tu vas faire des heureux ,c'est sur !N'hésite surtout pas à partager tes photos sur ce sujet !Nous sommes tous ici pour la même passion ,donc no p^problème !!

Je suis grand fan malgré mon jeune age dans le maquettisme,du matos Français !
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Re: AMX 30 AUF1, French Self Propelled Gun. MENG, 1/35, ref TS-004. Plastique injecté et photodécoupe. Revue en 4 partie. 1ère partie.

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